En planification financière personnelle, on identifie 5 phases de vie :

  1. La phase de dépendance : Il s’agit de l’enfance et du temps des études. L’individu ne produit aucun revenu et n’a aucune personne à charge.
  2. La phase d’accumulation : Le début de cette phase coïncide avec l’entrée sur le marché du travail. Les besoins, les priorités et le style de vie varieront grandement d’une personne à l’autre. C’est durant cette période qu’on acquiert une première maison et qu’on fonde une famille, par exemple. La pression sur le budget peut être forte et le juste équilibre difficile à établir.
  3. La phase de consolidation : À ce point-ci, l’hypothèque est remboursée et les revenus excèdent les dépenses, soit parce que les revenus ont progressé ou que les dépenses ont diminué (les enfants ayant quitté la maison), ou les deux à la fois. La capacité d’épargne fait un bond.
  4. La phase d’indépendance financière : La liberté financière (on parle habituellement de la retraite) est atteinte et les revenus de régimes de retraite (gouvernementaux et privés) et de placement sont suffisants pour maintenir le style de vie. Le fait de travailler ou non est donc devenu un choix.
  5. La phase de transfert : Pour ceux qui y parviendront, c’est le temps de donner au suivant. Les actifs étant supérieurs aux besoins, il leur est possible d’aider leurs proches (achat d’une maison, démarrage d’une entreprise) ou de faire des dons à un organisme de bienfaisance.

Comme vous pouvez le constater, nous ne précisons aucun âge pour ces 5 phases, puisque chacun a son propre parcours. Mais on peut probablement affirmer que, comme la plupart des gens, vous aspirez à atteindre la phase 4, l’indépendance financière. Pour y parvenir, vous avez des choix à faire quant à l’allocation de vos revenus.

Une question de priorités et de choix

Il faut d’abord voir à vos besoins de base. Bien sûr, se loger, se nourrir et se vêtir sont des besoins essentiels, mais il y a d’autres impératifs :

  • Se protéger en cas de maladie ou d’invalidité afin de pallier une perte de revenu (ce besoin d’assurance invalidité disparaît à la retraite);• Protéger la famille en cas de décès afin qu’elle maintienne son niveau de vie (ce besoin d’assurance vie disparaît à la retraite);• Constituer un fonds d’urgence;
  • Régler certaines dettes (surtout celles avec un taux d’intérêt élevé).

Si les besoins en assurance invalidité et en assurance vie sont cruciaux, il est tout aussi crucial d’évaluer ces besoins pour obtenir le bon niveau de protection.

Ensuite, il faut faire des choix. Pour arriver à l’indépendance financière, pourrez-vous maintenir vos habitudes de consommation actuelles, ou devrez-vous réduire vos dépenses? Comment répartir votre argent entre consommation et épargne? Résoudre cette énigme vous permettra de trouver le juste équilibre. Rien n’étant linéaire, la proportion variera au cours de votre vie active. L’important, c’est d’avoir un plan qui se tient et de le revoir périodiquement, car votre situation et vos objectifs peuvent changer.

Dépenser selon vos moyens

Même si le logement, la nourriture et les vêtements font partie des besoins essentiels, ils peuvent entraîner des excès coûteux en bout de ligne. Prenons l’exemple de Guillaume et Sarah. Le couple dans la jeune trentaine vient d’acheter sa première maison. Nos amoureux ont fait leurs calculs selon leur situation actuelle et non selon leurs projets à venir… En effet, ils envisagent fonder une famille très bientôt et veulent deux enfants d’âge rapproché. Cela entraînera une baisse de revenus (congés parentaux) et une augmentation des dépenses. Ils devront aussi réévaluer leurs besoins en assurance. Et puis, peut-être voudront-ils commencer à contribuer le maximum à un REEE dès la naissance des enfants? S’ils avaient tenu compte de tout ça, ils auraient peut-être envisagé un autre quartier, où le prix des maisons est plus bas.

Leurs nouveaux voisins, François et Nathalie (mi-quarantaine), ont aménagé depuis peu dans la grande maison d’à côté. C’est leur deuxième maison, celle de leurs rêves. Pour l’instant, ils ignorent l’impact que cet achat pourrait avoir sur l’âge de leur retraite. Ils n’y ont pas pensé avant.

Et l’épargne?

Si vous épargnez en vue d’un objectif à court terme, tel l’achat de biens durables (meubles, téléviseur dernier cri) ou des vacances, ce n’est pas vraiment de l’épargne mais plutôt une dépense de consommation.

En ce qui concerne l’épargne pour la retraite, les options sont nombreuses : régimes de retraite d’employeur (parfois l’adhésion est obligatoire), REER, CELI, placements non enregistrés. Laquelle choisir? Souvent, une combinaison d’options est préférable, mais laquelle? N’oubliez pas non plus que si vous optez pour une solution élaborée sur la base d’hypothèses raisonnables et de la fiscalité en vigueur aujourd’hui, il faudra la revoir périodiquement car ces hypothèses et votre situation peuvent changer.

La retraite

Une fois à la retraite, plusieurs pourraient croire que les dés sont jetés, que la planification est terminée. Après tout, on ne peut pas retourner en arrière! Pourtant, encore une fois, la planification financière est importante. En effet, il pourrait être possible d’adopter une stratégie qui aidera à faire durer le pactole durement accumulé. Il pourrait aussi être avantageux, selon la situation, de reporter le début des versements des prestations gouvernementales (RRQ et PSV), puisqu’elles sont majorées d’un certain pourcentage pour chaque mois de report. De plus, lorsque le capital de retraite est accumulé dans divers comptes (CRI, REER, CELI, non enregistré), la planification des retraits peut être optimisée.

Peu importe où vous en êtes dans le grand cycle de votre vie financière, un planificateur financier peut vous aider à planifier les prochaines étapes!