Charité bien ordonnée commence par soi-même

Maxime des égoïstes ou adage des sages?

Bien que de prime abord, il semble égoïste de prioriser ses besoins personnels avant ceux des autres, force est de constater que pour aider de façon efficace et durable, il faut avoir de solides fondations!

Après tout, ne faut-il pas être en santé pour soigner les malades? Avoir de l’argent pour en donner aux démunis? Et tout le monde sait que dans un avion, en cas de dépressurisation de la cabine, il faut installer son propre masque à oxygène avant d’aider son voisin. Tentons d’appliquer le même principe aux dons de bienfaisance!

Crédits d’impôt pour dons de bienfaisance

Si on se fie uniquement sur les demandes de crédits pour dons de bienfaisance faites sur les déclarations fiscales, on pourrait conclure que les Québécois sont peu généreux. Mais ce n’est pas nécessairement le cas. Beaucoup de gens s’empressent de mettre la main dans leur porte-monnaie lorsqu’on leur demande. Si vous vous reconnaissez, nous vous suggérons fortement de continuer votre lecture.

Malheureusement, ces petits dons faits à gauche et à droite ne donnent souvent pas droit aux crédits (fédéral et du Québec) pour don de bienfaisance, qui peuvent pourtant s’avérer généreux. En effet, les crédits pour don de bienfaisance sont accordés lorsque le donateur fournit un reçu pour don de bienfaisance émis par un donataire reconnu. Le site Internet de l’Agence du revenu du Canada permet aux donateurs de vérifier que l’organisme auquel ils envisagent de faire un don est enregistré et peut délivrer des reçus pour don de bienfaisance. Les organismes exigent généralement un don minimal d’environ 20 $ pour délivrer un reçu.

L’économie fiscale de base (fédérale et du Québec combinées) reliée à un don de bienfaisance correspond à 32,53 % de la première tranche de don de 200 $ et à 48,22 % de l’excédent, en général. Le crédit peut atteindre 52,31 % pour les revenus les plus élevés (dernier palier d’imposition). Il faut savoir que les conjoints peuvent regrouper leurs dons dans une seule déclaration afin que le premier taux ne s’applique qu’une fois. De plus, un donateur dispose d’une période de report de 5 ans, ce qui permet aux contribuables qui donnent de petits montants chaque année de reporter la demande du crédit afin de les regrouper et de limiter l’application du petit taux de crédit à une seule tranche de 200 $.

Super crédit pour premier don de bienfaisance

Il s’agit d’une mesure temporaire instaurée par le gouvernement fédéral pour inciter les contribuables à effectuer un premier don, mesure qui prend fin pour l’année d’imposition 2017. C’est donc votre dernière chance d’en profiter! Il s’agit d’un crédit supplémentaire de 25 % pour les dons en argent faits à partir du 21 mars 2013 et avant le 1er janvier 2018. Ce crédit ne peut être réclamé qu’une fois par couple pour toute la période où cette mesure est en vigueur et le montant maximal de don y donnant droit est de 1 000 $. Notez que cette limite s’applique uniquement au crédit temporaire.

La prochaine fois que vous aurez envie de mettre la main dans votre poche, retenez-vous et mettez le montant de côté. Lorsque vous aurez accumulé une somme suffisante, faites un don à l’organisme de votre choix. Si vous ne voulez pas entacher votre générosité d’un avantage fiscal, majorez votre don avec l’économie fiscale que vous obtiendrez.

Soyez sages!

Vous avez besoin d’un coup de main pour vous y retrouver? Le planificateur financier peut vous aider à y voir clair. Évaluer votre situation financière de façon objective, c’est son métier!